Logo_TF1.jpg Notre intention n'est pas de revenir sur la polémique lancée fin septembre par le député socialiste Arnaud Montebourg à propos de la chaîne de télévision TF1, mais quoi qu'on en pense un fait est là : une certaine télévision - pas exclusivement celle dont on va parler ici - continue à distiller la peur dans la population. L'actualité de cette deuxième semaine d'octobre nous oblige à y revenir, preuves en main.
Le 12 octobre, la chaîne TF1 diffusait un nouveau numéro de l'émission Appel d'urgence intitulé « Nîmes : Flics sous tension contre jeunes délinquants prêts à tout ». Cette émission « propose, à travers des documents exclusifs, de suivre sur le terrain et sur le vif, des professionnels des urgences durant leurs interventions au quotidien ». Bref : on fait du spectaculaire. Le ton est évidemment plus qu'alarmiste. La présentatrice affirme en ouverture : « Depuis le début des années 2000, Nîmes partage avec Cannes, la première, et peu enviable, place au hit parade du plus haut taux de délinquance. Une délinquance qui sévit dans les quartiers sensibles mais qui touche aussi désormais le centre-ville et les petites communes périphériques, jusqu'ici relativement épargnés. Agressions, vols, cambriolages, trafics de drogue et de voitures volées… Chaque jour, les 400 fonctionnaires du commissariat de la cité gardoise sont sur la brèche pour tenter de combattre le sentiment d'insécurité qui s'est parfois installé dans la population ». Elle précise aussi que « les équipes d'Appels d'urgence ont suivi, pendant quatre mois, le travail des policiers nîmois ». Un temps très long pour une « enquête » aussi partiale, reposant sur un incroyable amateurisme en matière statistique.