apres_xynthia.jpgDans le procès dit «de la tempête Xynthia», le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne a condamné l’ex-maire de La Faute-sur-Mer de 1989 à 2014 qu’on surnommait « le roi René », à 4 ans de prison ferme pour homicides involontaires et mise en danger de la vie d’autrui. Son amie et première adjointe Françoise Babin, présidente de la commission d’urbanisme et propriétaire de terrains fortement valorisés par la politique de construction intensive de la mairie, s’est vu infliger, pour les mêmes motifs, une peine de 2 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Le fils de cette dernière, Philippe Babin, dirigeant de l’entreprise immobilière chargée des transactions et responsable de la surveillance de la digue submergée, a été condamné à 18 mois de prison.
Les juges ont voulu prendre une décision à la hauteur de la catastrophe, de ces 29 morts noyés dans la nuit du 27 au 28 février 2010. « Xynthia n’a pas été un tsunami déferlant sur une terre sûre, a insisté le président du tribunal. Le risque était connu, qualifié, anticipé, relayé auprès des décideurs publics. Les prévenus ont intentionnellement occulté ce risque pour ne pas entraver la manne du paradis. »