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vendredi, janvier 7 2011

Souvenir du Front national à Toulon : une ardoise de 3 millions d’euros

Logo_LDH_Toulon.jpg Qui, à Toulon, ne se souvient du slogan de 1995 : « FN tête haute, mains propres » ? Et maintenant, la réalité... La gestion de l’association Jeunesse toulonnaise par l’équipe de Jean-Marie Le Chevallier a laissé en 2001 une ardoise évaluée à 15 millions de francs. L’adjointe chargée de la jeunesse, Cendrine Le Chevallier, avait englouti tout l’argent du service jeunesse dans un projet de maison de vacances – le Vallon du Soleil – au détriment des centres aérés, qui accueillaient les enfants des familles les plus démunies. Les époux Le Chevallier ont été condamnés en appel à 8 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de confiance. Aujourd’hui le Conseil d’État solde les comptes : selon la Marseillaise, la ville de Toulon devra régler 2,14 millions d’euros assortis de dix années d’intérêts capitalisés au liquidateur de Jeunesse toulonnaise.

vendredi, décembre 10 2010

Après Marseille, un observatoire des violences policières est créé à Toulon

Logo_LDH_Toulon.jpg Neuf ans après l'Observatoire départemental sur les violences policières illégitimes (OVPI) des Bouches-du-Rhône (voir son dernier rapport), l'OVPI de Toulon est né le 25 novembre 2010. Cet observatoire est composé de la Ligue des Droits de l’Homme à laquelle s’est jointe l’association A.T.T.A.C. Ils présentent ainsi cette initiative : « Nous déplorons que les différentes infractions (homicides, usage abusif de la force, injures racistes etc...) commises par les forces de l’ordre ne soient pas toujours suivies d’enquêtes effectives et que les responsables soient rarement traduits en justice. Les personnes qui tentent d’intervenir comme témoins de mauvais traitements infligés par les policiers sont elles-mêmes accusées d’outrage envers une personne de l’autorité publique. Nous voulons être un premier recours, recueillir les plaintes pour les victimes qui souvent traumatisées, humiliées, se réfugient dans le silence ». Les organisations de défense des droits de l'Homme précisent également : « nous sommes attachés à une police républicaine au service du citoyen et respectueuse des droits de l’homme. La société issue de la République doit notamment pouvoir s’appuyer sur une police à l’éthique républicaine qui garantit la sureté de la personne. (...) Nous n’ignorons pas les conditions de travail difficiles des policiers (la diminution des postes de fonctionnaires de police, la formation hâtive des jeunes policiers, la suppression de la police de proximité qui pouvait baliser le terrain dans les quartiers difficiles, la culture du chiffre et la pression du ministère de l’intérieur) ». L'OVPI rendra un rapport tous les deux ans.