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vendredi, novembre 19 2010

Policiers et gendarmes ont-ils les moyens d'assurer la sécurité quotidienne ?

Photo_manifation_policiers_annonay_SGP-FO.jpg Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux était formel le 27 octobre dernier devant les commissions des Lois, des Finances et de la Défense de l'Assemblée nationale (AFP), comme il l'est devant les journalistes et devant les syndicats de police : « je vous le garantis, il y aura au total, en 2011, autant de policiers et de gendarmes opérationnels, c'est-à-dire sur le terrain, qu'en 2010 ». Ajoutant même : « Il y a, aujourd'hui, 243 000 policiers et gendarmes en France », soit « 4 301 policiers et gendarmes en plus qu'il y a 10 ans ».
Pourtant, en février 2010, dans le Troisième bilan de la RGPP, le ministre du budget (Eric Woerth) annonçait fièrement que 100 000 fonctionnaires partis à la retraite n'avaient pas été remplacés. Il faut bien les trouver quelque part, au ministère de l'Intérieur comme ailleurs. Après vérification, il semble que, si il y a bien environ 243 000 policiers et gendarmes en 2010, il y en avait près de 249 000 en 2002, soit une baisse de 2,4 %, qui devrait de surcroît se poursuivre dans les années à venir. Quant au budget de fonctionnement, il est en baisse lui aussi. Quelles en sont les conséquences ?

mercredi, octobre 13 2010

Affaire Matelly : le gendarme raconte

Image_livre_Matelly.jpg Les familiers de ce site connaissent également bien "l'affaire Matelly". Nous y avons déjà consacré plusieurs chroniques (voir notamment Ici et ). Pour les autres, petit rappel : Jean-Hugues Matelly, chef d'escadron dans la gendarmerie nationale, sorti major de sa promotion, officier brillant et dévoué, particulièrement bien noté par ses supérieurs, est aussi un homme de conviction et d'honneur, de même qu'un citoyen qui veut pouvoir s'exprimer, défendre ses droits et ses idées. Militant du droit d'expression chez les gendarmes, cofondateur de l'association Gendarmes et citoyens, il fait évidemment partie de ces hommes (on a traité aussi récemment sur ce site du cas du commandant de police Philippe Pichon) qui ne peuvent se taire lorsqu'ils sont en désaccord profond. J.-H. Matelly l'a été notamment sur la politique du chiffre, puis sur le processus de fusion progressive des forces de la police et de gendarmerie. Et il l'a payé très cher : au terme d'une longue procédure disciplinaire, il a été radié des cadres par un décret de N. Sarkozy le 12 mars 2010. Jamais une telle sanction n'avait été prononcée pour un simple "manquement au devoir de réserve". C'est cette histoire que raconte cette fois à la première personne le principal intéressé.