Image_livre_Matelly.jpg Les familiers de ce site connaissent également bien "l'affaire Matelly". Nous y avons déjà consacré plusieurs chroniques (voir notamment Ici et ). Pour les autres, petit rappel : Jean-Hugues Matelly, chef d'escadron dans la gendarmerie nationale, sorti major de sa promotion, officier brillant et dévoué, particulièrement bien noté par ses supérieurs, est aussi un homme de conviction et d'honneur, de même qu'un citoyen qui veut pouvoir s'exprimer, défendre ses droits et ses idées. Militant du droit d'expression chez les gendarmes, cofondateur de l'association Gendarmes et citoyens, il fait évidemment partie de ces hommes (on a traité aussi récemment sur ce site du cas du commandant de police Philippe Pichon) qui ne peuvent se taire lorsqu'ils sont en désaccord profond. J.-H. Matelly l'a été notamment sur la politique du chiffre, puis sur le processus de fusion progressive des forces de la police et de gendarmerie. Et il l'a payé très cher : au terme d'une longue procédure disciplinaire, il a été radié des cadres par un décret de N. Sarkozy le 12 mars 2010. Jamais une telle sanction n'avait été prononcée pour un simple "manquement au devoir de réserve". C'est cette histoire que raconte cette fois à la première personne le principal intéressé.