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lundi, novembre 15 2010

Le maintien de l'ordre fait-il partie des missions de la police municipale ?

Image_ecusson_police_municipale.jpgParmi les questions qui se posent au lendemain des grandes manifestations contre la réforme des retraites, celle-ci peut sembler insolite mais elle est pourtant réelle comme le montrent les incidents survenus dans plusieurs villes (par exemple ici) et les nombreux témoignages de cas dans lesquels les policiers municipaux assuraient le maintien de l'ordre aux côtés des nationaux, avec casques et boucliers. Et le constat n'est pas nouveau. A Aix-en-Provence, le 11 décembre 2008, la presse relatait que « la police municipale et les CRS ont délogé en fin de matinée quelques 200 élèves du lycée Vauvenargues qui ont bloqué pendant une heure le boulevard périphérique de la ville. (...) Les forces de l'ordre ont employé des gaz lacrymogènes pour les disperser et un lycéen a été interpellé ».
Où finit la « surveillance du bon ordre » et où commence le « maintien de l’ordre » ? Le débat agite aussi les syndicats. Dans un communiqué du 25 octobre, l'Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux estimait que « Les policiers municipaux ont un cadre d'emploi bien précis, il faut absolument que ces pratiques cessent ! ». Le problème est que si, en droit, la question est théoriquement réglée, en pratique, tout dépend des contextes municipaux. Une fois de plus, se pose donc le problème de l'absence de véritable doctrine d'emploi des polices municipales en France.

vendredi, octobre 29 2010

L'infiltration policière des manifestations est un fait, mais comment l'interpréter ?

__Copyright_Flore_Giraug.jpg L'infiltration de nombreux policiers dans les manifestations actuelles, en civil et parfois déguisés en syndicalistes, est un fait. Il suffit d'un exemple indiscutable pour le prouver. A Lyon, des témoignages concordants ont été finalement prouvés par une vidéo et, du coup, le Préfet lui-même a été obligé de reconnaître les faits, ajoutant au passage qu'il s'agissait d'une « tradition » dans le travail de police. Quelques jours auparavant, le chef local de la police (DDSP) parlait pourtant de « mythomanie »... On eut ainsi apprécié que les conseillers du ministre de l'Intérieur lui fassent reconnaître plus tôt la pratique de l'infiltration, au lieu d'attendre les déclarations à l'emporte-pièce de tel ou tel pour mieux se draper dans la posture indignée et dénoncer les « vieilles ficelles d'extrême gauche » et les discours anti-police, comme s'empresse de le répercuter le ''Figaro''. Les déclarations furieuses de certains responsables policiers se trompent également de combat, quand elles ne font pas preuve d'une apparente naïveté comme cet ancien commissaire publié dans "Rue 89". Mettre cette question sur le tapis ne signifie pas vouloir ternir l'image de la police, mais simplement chercher à connaître la vérité sur ses modes d'infiltration.