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mardi, novembre 16 2010

Police de proximité : la revanche de Jean-Pierre Havrin

Couverture_Havrin.jpg Artisan de la police de proximité, ancien patron de la police toulousaine, Jean-Pierre Havrin a été évincé violemment par Nicolas Sarkozy en 2003 et mis au placard. Le 2 décembre 2007, il a pris sa retraite, se libérant ainsi du « devoir de réserve ». Quelques mois plus tard, aux élections municipales, Toulouse passant à gauche, il est devenu adjoint au maire chargé de la prévention et de la sécurité. Sa revanche passe aussi par ce livre témoignant de la façon dont il a été écarté et contribuant au débat sur le retour de la police de proximité.
« Nicolas Sarkozy a détourné la police de sa véritable mission. Instrumentalisée à des fins politiques, la police se retrouve aujourd’hui au service du pouvoir pour conforter une politique de la peur. Dans les quartiers, les gardiens de la paix sont passés d'adversaires à ennemis. Cette politique met les policiers en danger. Les Français se retrouvent coupés de leur police, conscients qu’elle n’est plus là pour les aider et les servir (...) Poursuivant l'offensive de communication de Sarkozy, Brice Hortefeux tente de décrédibiliser la police de proximité qui, selon lui, aurait transformé les policiers en simples travailleurs sociaux. » Le livre est préfacé par Pierre Joxe, ancien ministre de l'Intérieur et membre du Conseil constitutionnel.

jeudi, novembre 4 2010

Prévention de la délinquance : la (bonne vieille) leçon de morale de J-M Bockel

Le_pere_fouettard.png « Le temps est venu de promouvoir une politique nationale de prévention de la délinquance juvénile qui mobilise l’ensemble des acteurs et prenne en compte toutes ses dimensions », annonce fièrement Jean-Marie Bockel. Le Secrétaire d’Etat à la justice, 60 ans, transfuge du PS rallié à Nicolas Sarkozy en 2007, essaye d’exister dans un gouvernement où il n’a jusqu’à présent pas eu son mot à dire. Mais dans l’offensive sécuritaire de l’été 2010, entre autres décisions, le Président lui a confié la rédaction d’un rapport sur la prévention de la délinquance. Sa lecture est affligeante. Loin d’une analyse scientifique des causes de la délinquance et d’une évaluation objective des dispositifs existant, ce rapport est surtout une « leçon de morale républicaine à l’ancienne » (façon père fouettard), tendance légèrement islamophobe comme il convient de nos jours.