Controverses, polémiques, pétitions

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mardi, juillet 13 2021

CAC40 : dividendes records, scandale aux aides d’État ?

13 07 2021

51 milliards d’euros. C’est le montant que les groupes du CAC 40 vont verser à leurs actionnaires en 2021, soit 22% d’augmentation par rapport à l’an dernier. Tout ça en pleine pandémie mondiale, et alors que la totalité de ces entreprises a bénéficié du soutien financier de l’État. Un joli circuit de « relance » de l’économie, du contribuable vers l’actionnaire. Et qui sont les principaux bénéficiaires de ce montant astronomique ? Bien sûr, les habituels nababs du capitalisme français (Arnault, Bolloré, Bettencourt, Pinault…) mais surtout Blackrock, plus puissant fonds d’investissement de la planète et… l’État Français lui-même. C’est par ces révélations, largement reprises dans les médias, que l’Observatoire des multinationales a lancé sa campagne Allô Bercy ?

jeudi, juillet 8 2021

Covid-19, vaccins expérimentaux, stratégie vaccinale : entretien avec Christian Vélot

8 07 2021

Dans cet entretien exclusif, le généticien Christian Vélot explique en quoi consistent exactement les divers vaccins utilisés contre la Covid, il conteste certains propos d’Alain Fisher et alerte de façon très argumentée sur les dangers de la stratégie vaccinale suscitée par l’OMS et les industries pharmaceutiques, et adoptée par la plupart des gouvernements du monde.
Christian Vélot est maître de conférences à l’Université Paris-Saclay. Son domaine de compétence est celui de la génétique moléculaire, et donc des biotechnologies et de leurs produits. C’est à ce titre qu'il s’intéresse notamment aux vaccins, et en particulier aux vaccins de dernière génération, dits vaccins génétiques, qui sont issus des biotechnologies. Il n’a aucun conflit d’intérêt.

lundi, juillet 5 2021

Pourquoi il serait illégal d'imposer des vaccins expérimentaux à toute la population

5 07 2021

Quatre vaccins anti-covid sont aujourd’hui autorisés en France : le vaccin Moderna, le vaccin Pfizer & BioNTech (nom de marque : Comirnaty), le vaccin Astrazeneca (nom de marque : Vaxzevria) et le vaccin Johnson & Johnson (nom de marque : Janssen). La vaccination – technique médicale consistant à inoculer une substance capable de procurer une immunité contre une maladie infectieuse – est la réponse prioritairement choisie par les pouvoirs publics français en réponse à la pandémie de covid-19. Devant les résistances d’une partie de la population, la question de savoir s’il ne faudrait pas la rendre obligatoire pour les soignants, voire pour tous les Français, a fait son entrée dans le débat public.

mercredi, juin 23 2021

Un rapport d'information du Sénat préconise de dramatiques restrictions de droits et libertés

23 06 2021

« Si une "dictature" sauve des vies pendant qu’une "démocratie" pleure ses morts, la bonne attitude n’est pas de se réfugier dans des positions de principe, mais de s’interroger sur les moyens concrets, à la fois techniques et juridiques, de concilier efficacité et respect de nos valeurs ». Globalement, les sénateurs conseillent à la France d’adopter des outils beaucoup plus intrusifs : « Si une "dictature" sauve des vies pendant qu’une "démocratie" pleure ses morts, la bonne attitude n’est pas de se réfugier dans des positions de principe, mais de s’interroger sur les moyens concrets, à la fois techniques et juridiques, de concilier efficacité et respect de nos valeurs », détaille le rapport.
« Si je préfère malgré tout disposer de ma liberté d’aller et venir, et que je sors effectivement de chez moi, il est légitime que j’assume en contrepartie une fraction du surcoût payé par la société du fait de l’épidémie, par exemple sous la forme d’une petite hausse de mes cotisations sociales si le nombre ou la durée de mes sorties excède un certain seuil. » Soit payer pour être plus libre. Les classes sociales les plus aisées n’auraient plus qu’à s’acheter plus de droits, tandis que les plus pauvres ne pourraient plus se payer le luxe de sortir.

lundi, mai 17 2021

De l’irresponsabilité d’un pouvoir exécutif qui met en danger la paix civile

17 05 2021

L’évolution des pratiques politiques de notre cinquième république devient préoccupante. Selon un récent classement international des démocraties, il semble que la France soit devenue une démocratie « défaillante » ce qui devrait inquiéter même si tout classement de ce type peut présenter des biais critiquables.
Les différents pouvoirs exécutifs que nous avons pu observer depuis plusieurs décennies ont peu à peu pris la main sur le pouvoir législatif au travers des partis politiques qui peuvent aisément « piloter » les candidats devenus parlementaires. Pour ce qui concerne le pouvoir judiciaire il est toujours réduit à la portion congrue de par une disette budgétaire dont on pourrait penser qu’elle est entretenue par une élite politique qui n’aime pas, par principe, qu’un droit de regard et d’appréciation puisse s’exercer sur ces pratiques.

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jeudi, mai 13 2021

Instrumentalisation de « l'insécurité » : c'est reparti pour un tour !

13 05 2021

Nous assistons à une nouvelle flambée d’instrumentalisation politique et médiatique du thème de l’insécurité, comme d’habitude à l’approche d’échéances électorales majeures. Il faut comprendre que, dans un pays de 67 millions d’habitants, il se produit tous les jours des milliers de délits. La plupart du temps, les médias nationaux n’en parlent pas. Et puis, par moments, ils décident de mettre la focale dessus. Il n’y a plus alors qu’à puiser dans le réservoir presque infini des faits divers et les mettre bout à bout pour donner l’illusion d’une tendance de la société.
Cette mort du policier en Avignon est instrumentalisée comme le sont d’autres faits divers. Les chaînes de télévision raffolent de ce spectacle fort en émotion et prennent un plaisir malsain à annoncer des catastrophes. Les politiciens jouent au grand concours de la plus forte expression d’indignation pour se faire bien voir de leurs éventuels électeurs. Tout ceci n’est ni sérieux ni moral.

mercredi, mai 12 2021

Ivermectine : le côté obscur (des décisions) de l'ANSM

12 05 2021

L’Article L1451-1-1 de la Loi n°2011-2012 du 29 décembre 2011 – art. 1 a été rédigé suite aux scandales du sang contaminé et du Médiator, afin que cessent les conflits d’intérêts et les dérives entachant les décisions de l’Agence du Médicament. Les décisions concernant les médicaments doivent être totalement transparentes, pour cela le texte prévoit que les débats, en premier lieu ceux concernant les acceptations et refus d’AMM de RTU et d’ATU, soient enregistrés et conservés, avec « le détail et les explications des votes, y compris les opinions minoritaires ».
Pour mieux comprendre la décision médicalement incompréhensible par l’ANSM du refus de RTU pour l’ivermectine, nous avons donc voulu savoir quels avaient été les débats, qui avait défendu quoi, sur quelles bases, et nous avons demandé l’enregistrement des délibérations ayant conduit à ce refus, conformément à la loi. Réponse de l’ANSM : « en l’espèce, de tels documents n’existent pas ». La loi n’a donc pas été respectée.

samedi, avril 24 2021

La discussion du Covid-19 est placée sous couvre-feu

24 04 2021

Comment se constitue le partage entre la parole recevable et la parole irrecevable ? Qu’est-ce qui fonde les « régimes de vérité » ? Depuis l’irruption de la pandémie de Covid-19, cette question n’est plus un exercice de philologie ; elle est devenue vitale à notre besoin de compréhension. Car si la gestion sanitaire a fait basculer les plus vieilles démocraties européennes dans des régimes politiques d’exception, elle en a aussi profondément modifié le climat intellectuel, et plus précisément cette zone décrite par Foucault où se joue la légitimité du discours.

samedi, avril 10 2021

A quand un débat démocratique sur les objectifs de la vaccination généralisée ?

10 04 2021

Comme leurs homologues anglais (Imperial College of London), les modélisateurs français de l'Institut Pasteur continuent à prédire des catastrophes et à se tromper. Leur objectif est désormais de justifier la vaccination de la totalité de la population, au lieu de réserver les vaccins aux personnes à risque et de prendre au sérieux la question du consentement. Il y a urgence à ouvrir un vrai débat démocratique sur cette question.

samedi, avril 3 2021

Big Pharma et le coronavirus. L’industrie pharmaceutique fonctionne sur la recherche de rentes

3 04 2021

La crise sanitaire jette une lumière crue sur les pratiques de l’oligopole mondial des industries pharmaceutiques, dominé par quelques grandes firmes multinationales, Big Pharma. Ces dernières sont engagées dans une course au profit qui s’exerce au détriment des populations. Au début de la crise, on a assisté à des pénuries de médicaments fondamentaux pour soigner les cas graves de Covid-19, en particulier des anesthésiques nécessaires en réanimation. Les raisons de ces pénuries sont de deux ordres. Les délocalisations industrielles ont abouti à concentrer la production de principes actifs en Chine et en Inde, mettant à mal la souveraineté sanitaire de nombreux pays. Par ailleurs, les médicaments qui ne sont plus sous brevet, qui peuvent donc être produits sous forme générique, n’intéressent pas les grandes firmes, car leurs prix de vente ne sont pas assez élevés.
De manière plus structurelle, l’industrie pharmaceutique fonctionne sur un business model fondé sur la recherche de rentes. Celles-ci proviennent essentiellement des actifs intangibles que sont les brevets, qui donnent aux firmes des droits de monopole sur les nouvelles molécules pendant vingt ans.

jeudi, avril 1 2021

La croissance verte contre la nature. Critique de l'écologie marchande

1 04 2021

Livre_Helene_Tordjman.jpgFabriquer de toutes pièces des micro-organismes n’ayant jamais existé pour leur faire produire de l’essence, du plastique, ou absorber des marées noires ; donner un prix à la pollinisation, à la beauté d’un paysage ou à la séquestration du carbone par les forêts en espérant que les mécanismes de marché permettront de les protéger ; transformer l’information génétique de tous les êtres vivants en ressources productives et marchandes… Telles sont quelques-unes des « solutions » envisagées aujourd’hui sous la bannière de la transition écologique, du Pacte vert européen ou du Green New Deal pour répondre tout à la fois à la crise climatique, au déclin de la biodiversité et à la dégradation de la biosphère. Sont-elles vraiment en mesure de préserver la planète ?
En disséquant les ressorts idéologiques, techniques et économiques de ce nouveau régime de « croissance verte », Hélène Tordjman montre que ses promoteurs s’attachent plutôt à sauvegarder le modèle industriel qui est la cause de la catastrophe en cours. Loin d’opérer la rupture nécessaire avec le système économique qui nous conduit à la ruine, ce mouvement témoigne en réalité d’une volonté de maîtrise et d’instrumentalisation de toutes les formes de vie sur Terre et d’une foi inébranlable dans les mécanismes de marché. Refuser cette fuite en avant est le premier pas à engager pour tracer enfin une autre voie.

lundi, mars 29 2021

Au nom de la science. La science peut-elle servir de guide à notre société ?

29 03 2021

En s’abandonnant à la science comme seule guide, nous avons fait un pari très risqué. D’une part parce que la science est corruptible. De plus, la formation d’un consensus scientifique fiable est un phénomène à long terme, pas nécessairement compatible avec le besoin d’action à court terme de la politique, rendant risqué l’utilisation de travaux de recherche très récents pour guider ses prises de décisions. D’autre part, car nous ne suivons pas “la science”, mais plutôt une communauté d'experts, qui, comme tout être humain, sont faillibles, influencés par leurs propres conflits d’intérêts et leurs propres biais. C’est évidemment le cas des politiques qui nous gouvernent en temps normal. Cependant, la différence fondamentale réside dans le fait que le nouveau pouvoir scientifique n’est pas soumis à la séparation des pouvoirs usuelle : les experts qui dictent les mesures de lutte contre la pandémie, sont ceux qui sont aussi chargés d’évaluer l’efficacité de ces mesures. À la fois juge et partie, ils ne peuvent être objectifs dans le jugement des mesures qu’eux-mêmes ont recommandées, et pourtant leur parole sur le sujet est placée en dehors de tout questionnement par les politiques et journalistes qui les écoutent.

lundi, mars 22 2021

Que restera-t-il de l’épidémiologie à la fin de la crise Covid-19 ?

22 03 2021

Cet article rappelle quelques erreurs systématiques portés par les épidémiologues les plus visibles, comme la croyance que leur modèle est plus vrai que la réalité ou bien la nécessité d’exprimer des vues pessimistes pour soutenir des formes de gouvernement par l’acceptabilité sociale. On ne devrait pas laisser à cette discipline le monopole de l’expertise pour la décision publique.

vendredi, mars 19 2021

Ces mesures moyenâgeuses qui devraient être bannies de notre ordre juridique

19 03 2021

Logo_Le_Monde.jpgRentrant de son séjour irakien en Italie, le 8 mars, le pape François a fait savoir sa joie d’avoir pu effectuer un voyage à l’étranger après tant de « mois de prison ». Cette expression, qui fait écho à celle employée en France par de nombreux résidents d’Ehpad privés de sortie par décision ministérielle pendant près d’un an jusqu’au 12 mars, dit beaucoup de l’intensité inouïe des restrictions de liberté mondialement accumulées, à des degrés divers, depuis le début de la pandémie en mars 2020.
Notre pays a été à l’avant-garde des mesures qui ont le plus contraint les libertés individuelles et collectives au nom de la préservation de la santé publique, avec un résultat pour le moins mitigé, puisque par exemple le nombre de morts du Covid-19 par million d’habitants (1 370) était, au 10 mars, supérieur à celui de la Suède (1 291) et même à celui du Brésil (1 263), où, pourtant, des stratégies sanitaires diamétralement opposées à la nôtre ont été mises en œuvre.

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jeudi, mars 18 2021

Prophètes de malheur : rendez les exponentielles !

18 03 2021

Le professeur Jean-François Toussaint poursuit son analyse des évolutions actuelles de l’épidémie de coronavirus. Il répond à l’occasion aux journalistes auteurs de fantaisies récentes (ainsi dans Le Monde, Libération, Le Figaro et L'équipe) et aux propos fort peu responsables de certains savants (comme Axel Kahn ou Dominique Costagliola).
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la vérité devient de plus en plus floue et la panique continue de guider le monde. Beaucoup de commentateurs, omniprésents dans le débat public, se comportent alors comme des influenceurs ayant abandonné l’objectivité qui devraient guider leurs déontologies professionnelles respectives. Retournant leurs accusations permanentes, n’est-il pas temps de questionner leur responsabilité dans la cacophonie ambiante ?

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