Controverses, polémiques, pétitions

Fil des billets

samedi, avril 10 2021

A quand un débat démocratique sur les objectifs de la vaccination généralisée ?

10 04 2021

Comme leurs homologues anglais (Imperial College of London), les modélisateurs français de l'Institut Pasteur continuent à prédire des catastrophes et à se tromper. Leur objectif est désormais de justifier la vaccination de la totalité de la population, au lieu de réserver les vaccins aux personnes à risque et de prendre au sérieux la question du consentement. Il y a urgence à ouvrir un vrai débat démocratique sur cette question.

samedi, avril 3 2021

Big Pharma et le coronavirus. L’industrie pharmaceutique fonctionne sur la recherche de rentes

3 04 2021

La crise sanitaire jette une lumière crue sur les pratiques de l’oligopole mondial des industries pharmaceutiques, dominé par quelques grandes firmes multinationales, Big Pharma. Ces dernières sont engagées dans une course au profit qui s’exerce au détriment des populations. Au début de la crise, on a assisté à des pénuries de médicaments fondamentaux pour soigner les cas graves de Covid-19, en particulier des anesthésiques nécessaires en réanimation. Les raisons de ces pénuries sont de deux ordres. Les délocalisations industrielles ont abouti à concentrer la production de principes actifs en Chine et en Inde, mettant à mal la souveraineté sanitaire de nombreux pays. Par ailleurs, les médicaments qui ne sont plus sous brevet, qui peuvent donc être produits sous forme générique, n’intéressent pas les grandes firmes, car leurs prix de vente ne sont pas assez élevés.
De manière plus structurelle, l’industrie pharmaceutique fonctionne sur un business model fondé sur la recherche de rentes. Celles-ci proviennent essentiellement des actifs intangibles que sont les brevets, qui donnent aux firmes des droits de monopole sur les nouvelles molécules pendant vingt ans.

jeudi, avril 1 2021

La croissance verte contre la nature. Critique de l'écologie marchande

1 04 2021

Livre_Helene_Tordjman.jpgFabriquer de toutes pièces des micro-organismes n’ayant jamais existé pour leur faire produire de l’essence, du plastique, ou absorber des marées noires ; donner un prix à la pollinisation, à la beauté d’un paysage ou à la séquestration du carbone par les forêts en espérant que les mécanismes de marché permettront de les protéger ; transformer l’information génétique de tous les êtres vivants en ressources productives et marchandes… Telles sont quelques-unes des « solutions » envisagées aujourd’hui sous la bannière de la transition écologique, du Pacte vert européen ou du Green New Deal pour répondre tout à la fois à la crise climatique, au déclin de la biodiversité et à la dégradation de la biosphère. Sont-elles vraiment en mesure de préserver la planète ?
En disséquant les ressorts idéologiques, techniques et économiques de ce nouveau régime de « croissance verte », Hélène Tordjman montre que ses promoteurs s’attachent plutôt à sauvegarder le modèle industriel qui est la cause de la catastrophe en cours. Loin d’opérer la rupture nécessaire avec le système économique qui nous conduit à la ruine, ce mouvement témoigne en réalité d’une volonté de maîtrise et d’instrumentalisation de toutes les formes de vie sur Terre et d’une foi inébranlable dans les mécanismes de marché. Refuser cette fuite en avant est le premier pas à engager pour tracer enfin une autre voie.

lundi, mars 29 2021

Au nom de la science. La science peut-elle servir de guide à notre société ?

29 03 2021

En s’abandonnant à la science comme seule guide, nous avons fait un pari très risqué. D’une part parce que la science est corruptible. De plus, la formation d’un consensus scientifique fiable est un phénomène à long terme, pas nécessairement compatible avec le besoin d’action à court terme de la politique, rendant risqué l’utilisation de travaux de recherche très récents pour guider ses prises de décisions. D’autre part, car nous ne suivons pas “la science”, mais plutôt une communauté d'experts, qui, comme tout être humain, sont faillibles, influencés par leurs propres conflits d’intérêts et leurs propres biais. C’est évidemment le cas des politiques qui nous gouvernent en temps normal. Cependant, la différence fondamentale réside dans le fait que le nouveau pouvoir scientifique n’est pas soumis à la séparation des pouvoirs usuelle : les experts qui dictent les mesures de lutte contre la pandémie, sont ceux qui sont aussi chargés d’évaluer l’efficacité de ces mesures. À la fois juge et partie, ils ne peuvent être objectifs dans le jugement des mesures qu’eux-mêmes ont recommandées, et pourtant leur parole sur le sujet est placée en dehors de tout questionnement par les politiques et journalistes qui les écoutent.

lundi, mars 22 2021

Que restera-t-il de l’épidémiologie à la fin de la crise Covid-19 ?

22 03 2021

Cet article rappelle quelques erreurs systématiques portés par les épidémiologues les plus visibles, comme la croyance que leur modèle est plus vrai que la réalité ou bien la nécessité d’exprimer des vues pessimistes pour soutenir des formes de gouvernement par l’acceptabilité sociale. On ne devrait pas laisser à cette discipline le monopole de l’expertise pour la décision publique.

vendredi, mars 19 2021

Ces mesures moyenâgeuses qui devraient être bannies de notre ordre juridique

19 03 2021

Logo_Le_Monde.jpgRentrant de son séjour irakien en Italie, le 8 mars, le pape François a fait savoir sa joie d’avoir pu effectuer un voyage à l’étranger après tant de « mois de prison ». Cette expression, qui fait écho à celle employée en France par de nombreux résidents d’Ehpad privés de sortie par décision ministérielle pendant près d’un an jusqu’au 12 mars, dit beaucoup de l’intensité inouïe des restrictions de liberté mondialement accumulées, à des degrés divers, depuis le début de la pandémie en mars 2020.
Notre pays a été à l’avant-garde des mesures qui ont le plus contraint les libertés individuelles et collectives au nom de la préservation de la santé publique, avec un résultat pour le moins mitigé, puisque par exemple le nombre de morts du Covid-19 par million d’habitants (1 370) était, au 10 mars, supérieur à celui de la Suède (1 291) et même à celui du Brésil (1 263), où, pourtant, des stratégies sanitaires diamétralement opposées à la nôtre ont été mises en œuvre.

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jeudi, mars 18 2021

Prophètes de malheur : rendez les exponentielles !

18 03 2021

Le professeur Jean-François Toussaint poursuit son analyse des évolutions actuelles de l’épidémie de coronavirus. Il répond à l’occasion aux journalistes auteurs de fantaisies récentes (ainsi dans Le Monde, Libération, Le Figaro et L'équipe) et aux propos fort peu responsables de certains savants (comme Axel Kahn ou Dominique Costagliola).
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la vérité devient de plus en plus floue et la panique continue de guider le monde. Beaucoup de commentateurs, omniprésents dans le débat public, se comportent alors comme des influenceurs ayant abandonné l’objectivité qui devraient guider leurs déontologies professionnelles respectives. Retournant leurs accusations permanentes, n’est-il pas temps de questionner leur responsabilité dans la cacophonie ambiante ?

mercredi, mars 17 2021

Traitements contre la Covid, Ivermectine : les masques tombent

17 03 2021

Vous vous rappelez de la méta analyse de Andrew Hill, fin 2020 ? Enthousiaste, il a même déclaré dans les journaux de la City, « dépêchez vous, l’Ivermectine arrive, on va en manquer ». Il est ensuite chargé par l’OMS d’un rapport qui sera remis le 18 mars. Tout le monde était optimiste. Et puis il y a ce rapport, surtout ses conclusions, qui cloche. Alors on creuse, des deux côtés de la manche pour comprendre. La syntaxe est bizarre, comme une traduction Google. Des essais sont faits, traduction du français ou de l’espagnol. Et Tess interroge l’auteur, qui avoue un co-auteur masqué, notamment pour les conclusions, ce qui est une faute grave s’il n’est pas cité comme auteur, tout comme il y a des signataires inconnus, et pas de déclaration de conflits d’intérêts, pourtant obligatoire. Il dit également avoir eu des contacts avec Dominique Costagliola de l’INSERM, qui tweete le 14 mars sur l’Ivermectine. Et qu’écrit-elle ? Mot à mot la conclusion du rapport Hill. Est-ce la rédactrice cachée ?

Commentaire LM : Ce sont les mêmes qui ont voulu enterrer l'hydroxychloroquine, les mêmes qui dénient les macrolides, bref les mêmes qui cherchent à décrédibiliser tous les traitement précoces. La même cour médicale entourant le pouvoir politique.

dimanche, mars 14 2021

Pour les habitants de Fukushima, « il y a une injonction à être des contaminés satisfaits »

14 03 2021

Contre-la-resilience.pngÀ Fukushima, autorités et experts ont invité les habitants à s’accommoder au plus vite d’une situation gravissime. Le concept de résilience sert à étouffer toute réflexion sur les causes réelles des catastrophes.
La résilience est un concept adulé dans nos sociétés, notamment pour administrer les désastres, c’est-à-dire non seulement pour les gérer mais aussi pour les transformer en remèdes aux dégâts qu’ils génèrent. On peut comprendre cet engouement étant donné que nous sommes de plus en plus confrontés à des catastrophes impossibles à maîtriser. La résilience apparaît comme une formule magique car elle prétend clore cette impossibilité, et en faire une source d’inspiration et de rebond vers un soi-disant « monde d’après ». En fait, plus on connaît les causes des désastres, plus les réponses que l’on fournit sont concentrées sur leurs conséquences, et sur la meilleure façon dont on peut en tirer parti, rendant ainsi les causes de plus en plus désastreuses. C’est un principe de base de la résilience que l’on pourrait définir comme « l’art de s’adapter au pire ».

mardi, mars 2 2021

Inceste : les hypocrites et les innocents

2 03 2021

La_haine_de_l__enfant.jpegL’affaire Duhamel/Kouchner agite la société française parce qu’elle nous rappelle que l’Inceste est l’affaire de tous, dans tous les milieux et dans toutes les époques. Et l’ont vient à s’effarer qu’une famille et des proches, dont des femmes et des hommes qui ont dirigé la France, aient su et n’aient rien dit « parce que la victime ne voulait pas » et qu’ils aient laissé l’auteur de l’inceste continuer sa course au pouvoir. Bien d’autres que lui, qui sont quelque chose ou qui sont invisibles dans leur campagne, leur bourg ou leur ville, ont aussi été laissés tranquillement à leurs « histoires familiales ». Le silence sur l’inceste serait-il la seule égalité entre les classes sociales ?

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dimanche, février 21 2021

Qui construit la doxa du Covid ?

21 02 2021

La crise de la Covid a été l’occasion d’un processus historiquement inédit de contrôle de l’information à l’échelle mondiale. Quatre types d’acteurs y ont des intérêts convergents : 1) les gouvernements occidentaux libéraux, 2) le tandem que forment l’OMS et son grand financeur Bill Gates, 3) les « géants du numérique » qui contrôlent les réseaux sociaux mais aussi et de plus en plus 4) les médias traditionnels.
Dans cet article, nous passons en revue les composantes de ce processus international de normalisation éditoriale visant à assurer ce que Bourdieu appelait « le monopole de l’information légitime ». Ce système de contrôle est destiné à assurer la prédominance médiatique, et derrière le consentement des populations, à l’égard du contenu d’un message général qui pourrait être résumé ainsi : 1) une pandémie menace la survie de l’humanité entière, 2) il n’existe aucune thérapeutique pour guérir les malades, 3) il faut confiner les populations, 4) la délivrance viendra uniquement d’un vaccin.

samedi, février 20 2021

Nous, universitaires et chercheurs, demandons avec force la démission de Frédérique Vidal

20 02 2021

Le mardi 16 février, à l’Assemblée nationale, la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal confirmait ce qu’elle avait annoncé deux jours plus tôt sur la chaîne Cnews : le lancement d’une « enquête » sur l’ « islamogauchisme » et le postcolonialisme à l’université, enquête qu’elle déclarait vouloir confier au CNRS à travers l’Alliance Athéna.
Chercheur·es au CNRS, enseignant·es chercheur·es, personnels d’appui et de soutien à la recherche, docteur·es et doctorant·es, nous ne pouvons que déplorer l’indigence de Frédérique Vidal, ânonnant le répertoire de l’extrême droite sur un « islamo-gauchisme » imaginaire (déjà invoqué en octobre 2020 par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer). Mais, plus encore, nous nous insurgeons contre l’indignité de ce qu’il faut bien qualifier de chasse aux sorcières. La violence du projet redouble la lâcheté d’une ministre restée silencieuse sur la détresse des étudiant·es pendant la pandémie comme elle avait été sourde à nos interpellations sur une LPR massivement rejetée par tout·es celles et ceux qui font la recherche, y contribuent à un titre ou un autre.

samedi, février 13 2021

Covid-19 : les médias ont-ils été "victimes" d'une désinformation d'Etat ?

13 02 2021

Que se passe-t-il Outre-Rhin ? Le journal allemand Die Welt, l’un des trois principaux journaux du pays, a révélé dans son édition de dimanche dernier comment le ministre allemand de l’Intérieur a travaillé, dès le mois de mars 2020, sur des scénarios visant à augmenter artificiellement la peur du virus parmi la population. Berlin a voulu créer de cette manière un soutien aux mesures drastiques. Ce « mensonge d’état », à la une de la presse allemande depuis plusieurs jours et repris dans la presse européenne, est pour l’instant très peu relayé en France, hormis par France Soir.
Au début de la pandémie, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU) a voulu faire comprendre les dangers du coronavirus à sa population. Sa stratégie : s’attendre au pire pour préparer la population à suivre des mesures strictes.

LM : des victimes souvent largement consentantes !

mercredi, février 10 2021

Comment les lobbys industriels ont saboté les demandes de la Convention climat

10 02 2021

Les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat qui seront présentées en conseil des ministres n’ont que peu à voir avec les intentions de leurs auteurs. Les lobbys pro-industriels, en une offensive tardive mais intense, se sont chargés de les nettoyer, avec l’appui d’un État connivent.
Avion, automobile, agro-business, publicitaires... Le rouleau compresseur des lobbys a réussi à vider de toute substance le projet de loi censé donner suite à la Convention Citoyenne pour le Climat. Accès privilégié aux décideurs, études biaisées, marketing vert, guerre des mots dans les médias et mobilisation de complices au cœur même de l’État... Premier volet d’une enquête sur la force de frappe déployée par les industriels pour tuer les propositions des « citoyens ».

mardi, février 9 2021

Un effet de cliquet bloque l’arbitrage par les statistiques de la guerre Raoult-Véran

9 02 2021

A mesure que s’accumulent les résultats sur l’efficacité relative du protocole défendu par l’IHU de Marseille, un lecteur attentif des publications scientifiques ne peut comprendre que l’opposition à ce traitement reste ainsi figée, sinon aggravée par des méthodes douteuses. L’explication se trouve probablement dans un « effet de cliquet » tout à fait explicable s’agissant de problèmes de santé.
L’effet de cliquet peut être défini comme l’impossibilité de changer d’avis en dépit de l’accumulation de résultats qui contredisent une conviction initiale. Cette irréversibilité s’explique plus aisément que dans l’analyse des comportements de consommation car, cette fois, le refus de revenir en arrière a une certaine rationalité. En effet, il ne s’agit pas seulement de changer d’avis à la lumière d’informations nouvelles ; il s’agit aussi de reconnaitre que l’erreur initiale a pu avoir des conséquences sur la vie humaine.

  • Lire cet article d'Alain Bonnafous (professeur honoraire à l'Université de Lyon, ancien directeur de l’Institut des Sciences de l’Homme, chercheur au Laboratoire d'Économie des Transports, UMR 5593)

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