Controverses, polémiques, pétitions

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samedi, février 13 2021

Covid-19 : les médias ont-ils été "victimes" d'une désinformation d'Etat ?

13 02 2021

Que se passe-t-il Outre-Rhin ? Le journal allemand Die Welt, l’un des trois principaux journaux du pays, a révélé dans son édition de dimanche dernier comment le ministre allemand de l’Intérieur a travaillé, dès le mois de mars 2020, sur des scénarios visant à augmenter artificiellement la peur du virus parmi la population. Berlin a voulu créer de cette manière un soutien aux mesures drastiques. Ce « mensonge d’état », à la une de la presse allemande depuis plusieurs jours et repris dans la presse européenne, est pour l’instant très peu relayé en France, hormis par France Soir.
Au début de la pandémie, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU) a voulu faire comprendre les dangers du coronavirus à sa population. Sa stratégie : s’attendre au pire pour préparer la population à suivre des mesures strictes.

LM : des victimes souvent largement consentantes !

mercredi, février 10 2021

Comment les lobbys industriels ont saboté les demandes de la Convention climat

10 02 2021

Les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat qui seront présentées en conseil des ministres n’ont que peu à voir avec les intentions de leurs auteurs. Les lobbys pro-industriels, en une offensive tardive mais intense, se sont chargés de les nettoyer, avec l’appui d’un État connivent.
Avion, automobile, agro-business, publicitaires... Le rouleau compresseur des lobbys a réussi à vider de toute substance le projet de loi censé donner suite à la Convention Citoyenne pour le Climat. Accès privilégié aux décideurs, études biaisées, marketing vert, guerre des mots dans les médias et mobilisation de complices au cœur même de l’État... Premier volet d’une enquête sur la force de frappe déployée par les industriels pour tuer les propositions des « citoyens ».

mardi, février 9 2021

Un effet de cliquet bloque l’arbitrage par les statistiques de la guerre Raoult-Véran

9 02 2021

A mesure que s’accumulent les résultats sur l’efficacité relative du protocole défendu par l’IHU de Marseille, un lecteur attentif des publications scientifiques ne peut comprendre que l’opposition à ce traitement reste ainsi figée, sinon aggravée par des méthodes douteuses. L’explication se trouve probablement dans un « effet de cliquet » tout à fait explicable s’agissant de problèmes de santé.
L’effet de cliquet peut être défini comme l’impossibilité de changer d’avis en dépit de l’accumulation de résultats qui contredisent une conviction initiale. Cette irréversibilité s’explique plus aisément que dans l’analyse des comportements de consommation car, cette fois, le refus de revenir en arrière a une certaine rationalité. En effet, il ne s’agit pas seulement de changer d’avis à la lumière d’informations nouvelles ; il s’agit aussi de reconnaitre que l’erreur initiale a pu avoir des conséquences sur la vie humaine.

  • Lire cet article d'Alain Bonnafous (professeur honoraire à l'Université de Lyon, ancien directeur de l’Institut des Sciences de l’Homme, chercheur au Laboratoire d'Économie des Transports, UMR 5593)

jeudi, février 4 2021

Une démocratie confinée. L'éthique quoiqu'il en coûte

4 02 2021

une-democratie-confinee-.jpgDès l’annonce des premiers signes évocateurs de la pandémie, Emmanuel Hirsch s’est engagé avec l’équipe de l’Espace éthique de la région Île-de-France dans un travail d’observation et de suivi des enjeux sociétaux de la crise sanitaire. Bénéficiant de son expertise dans les « années sida » puis d’une implication dans les travaux préparatoires à la pandémie grippale entre 2006 et 2009, il s’est imposé comme une référence pour apporter les éclairages éthiques indispensables. Ses interventions régulières dans de nombreux médias se sont prolongées par un travail d’approfondissement à travers ses écrits au fil des circonstances.

vendredi, janvier 29 2021

Refuser l’anesthésie du confinement

29 01 2021

Confronté à la première pandémie gériatrique du XXIème siècle et à son dénuement thérapeutique, le gouvernement en est réduit à répéter, encore et toujours, les mêmes gestes coercitifs au rapport bénéfice-risque non établi. Or le confinement global, aveugle, est la forme absolue du renoncement. Il se trompe de cible (pourquoi isoler les sujets sains et pas uniquement les contagieux ?), de lieux (confiner la Bretagne malgré une mortalité 5 fois moindre ?) et de combattants (comment justifier l'interdiction faite aux 3 millions de Français qui ont guéri du Covid alors qu’ils sont au moins aussi bien immunisés que par le vaccin ?). Enfin, il détruit tout autour de lui. Dans cette haute lutte, chaque confinement nous ampute et nous abrutit. Et encore, nous n’en sommes qu’au troisième…

mercredi, janvier 27 2021

Confinements et couvre-feux : Monsieur Macron, cessons de maltraiter les Français !

27 01 2021

Dans cette tribune, 300 chercheurs, universitaires, professionnels de santé, juristes, artistes et enseignants appellent symboliquement le président de la République à renoncer à tout nouveau confinement qui ferait beaucoup plus de mal que de bien à une société déjà matériellement et psychologiquement gravement maltraitée par les précédents confinements et couvre-feux.
Monsieur le Président, nous vous appelons solennellement à ne pas reconfiner. La raison fondamentale est simple : ces confinements à répétition font plus de mal que de bien à notre société. Non seulement – et quoi que votre entourage puisse vous dire – il n’est pas du tout établi scientifiquement qu’ils impactent de façon significative la dynamique des épidémies, mais ils font de surcroît des dégâts collatéraux d’une ampleur aussi certaine que durable.

dimanche, janvier 10 2021

Pourquoi le culte des essais randomisés constitue une régression épistémologique

10 01 2021

Lorsque l’on n’a pas bénéficié d’une formation médicale, on suppose que le rejet des essais qui ne sont pas randomisés (et, derrière, le rejet des thérapies concernées) constitue un acquis de la Science. Or une exploration de la littérature scientifique portant sur la méthodologie des essais conduit à des conclusions bien différentes. On se demande du coup qui sont les véritables « charlatans »...

mercredi, décembre 23 2020

Une étude montre que le deuxième confinement n’était pas nécessaire

23 12 2020

Ce deuxième confinement, hautement délétère, cumule et concentre ses impacts sur les acteurs déjà exsangues d’une société extrêmement fragilisée. Or l’étude montre qu’il n’est pas impliqué dans le ralentissement des taux de contaminations. Il n’est pas non plus associé aux taux de mortalité dans l’ensemble des concernés par la pandémie et nul n’a apporté, à ce jour, la preuve scientifique de ses bénéfices de long terme.
Tandis qu’on s’interroge enfin sur la ré-ascension des cas début décembre - alors qu’il était pleinement instauré sur tout le territoire - l’étude de Santé Publique France montre que la décroissance épidémique d’octobre commence avant sa mise en place. À défaut d’être efficace, ce confinement était-il même seulement nécessaire ? Cherchons l’erreur

mardi, décembre 22 2020

Il n’y a pas de démocratie sanitaire quand les professionnels de terrain sont à ce point méprisés

22 12 2020

Le professeur Perronne vient d'être sanctionné par le directeur de l'AP-HP. Mais ce qui m’inquiète davantage, ce sont toutes les formes de pression et d’intimidation qui sont exercées sur des médecins libéraux ou hospitaliers bien moins connus, dès lors qu’ils ont le malheur de dire publiquement qu’ils ne partagent pas tel ou tel dogme du ministère de la Santé, en particulier le dogme selon lequel il n’y aurait aucune thérapeutique pour soigner les malades de la Covid. Dans ces cas, il n’y a pas de sanction officielle ni de communiqué de presse. Tout se joue dans les coulisses et c’est généralement le Conseil national de l’ordre des médecins qui est à la manœuvre, parfois en service commandé du ministère mais souvent aussi à la suite de « signalements » provenant d’autres médecins.

dimanche, décembre 6 2020

La démocratie menacée. L’état d’urgence sanitaire ou la destitution du Parlement

6 12 2020

Le vote définitif par l'Assemblée Nationale de la loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire donnant des pouvoirs exorbitants au gouvernement, le samedi 7 novembre 2020, pourrait bien marquer un tournant funeste pour notre démocratie. Par cette loi, en effet, il ne s’agit pas seulement de permettre des restrictions de nos libertés fondamentales sans précédent en temps de paix mais bien d’abandonner pour six mois tout débat démocratique et parlementaire sur ces mesures.
Le refus obstiné du gouvernement et de la majorité (LREM et Modem) de négocier le moindre amendement a abouti, après cinq séances parlementaires, et de nombreuses heures de débat, à l’adoption du texte pratiquement inchangé tel qu’il avait été rédigé par le gouvernement. C’est un gouvernement qui réussit ainsi à gouverner seul, sans réel contre-pouvoir parlementaire et surtout sans écouter les voix de la pluralité démocratique.

lundi, novembre 30 2020

Comment se pérennise le détournement sans condition des ressources de l’Etat au profit des intérêts privés

30 11 2020

A Bercy, l’unité de compte n’est plus le million d’euros que l’on cherche à économiser, mais le milliard d’euros que l’on veut dépenser aussi vite que possible. Jusqu’à il y a peu, il n’y a pas « d’argent magique », disait-on. Désormais, il coule à flots.
Constater que les robinets ont été ouverts est néanmoins insuffisant : encore faut-il savoir qui est arrosé, qui ne l’est pas, et dans quel but. Des milliards pleuvent en effet, mais pas partout, et pas pour tout le monde. Les quartiers populaires, oubliés des plans d’urgence et de relance, réclament le leur. Les plus pauvres doivent se contenter de 0,8 % du financement du plan de relance. Quant aux services publics et leurs agents, ils sont servis avec parcimonie. En revanche, le secteur privé, et tout particulièrement les grandes entreprises, est servi sur un plateau d’argent. Plus sûrement qu’un retour de l’Etat en vue de satisfaire l’intérêt général, ces milliards transcrivent surtout la volonté de mettre l’Etat, et ses ressources, au service des intérêts du secteur privé et de l’accumulation du capital.

lundi, novembre 16 2020

Le complotisme pour les nuls (à l’occasion d’un récent documentaire)

16 11 2020

Il est aujourd'hui essentiel de tenir à distance à la fois la doxa et le complotisme. Ces deux écueils menacent en effet la compréhension libre et désintéressée de la "crise sanitaire" en cours et ils fonctionnent en miroir. Le complotisme est illustré ici par le récent film "Hold-Up" dont on démontre qu'il s'agit d'une fiction complotiste dissimulée sous les habits du documentaire.

dimanche, novembre 15 2020

Souffrez madame la Ministre de la Jeunesse que la jeunesse ne pense pas comme vous

15 11 2020

Comme chaque année, le Réseau Jeunes des centres sociaux a réuni en octobre dernier plus d’une centaine de jeunes pour débattre d’un thème de société qu’ils ont choisi. Cette année le thème retenu était celui des religions. Après plusieurs jours de réflexions, la Secrétaire d’État en charge de la jeunesse et de l’engagement était invitée à participer à la restitution des travaux. A l’évidence de réelles incompréhensions entre les jeunes et la Secrétaire d’État ont rapidement émergé sur la laïcité et encore sur les violences policières (voir ici et ). Hélas, plutôt que de s’interroger sur les raisons profondes de ces décalages la réponse ministérielle ne s’est pas faite attendre : une enquête Jeunesse et sport a été diligentée à l’encontre de la Fédération des centres sociaux et culturels, laissant supposer que les animateurs de ce réseau seraient responsables de l’échec de de ce dialogue.
Acceptez, madame la ministre, que pour une fois vos interlocuteurs n’aient pas été sélectionnés, préparés à votre venue, que leurs discours n’aient pas été écrits ou validés par votre cabinet. Acceptez surtout que la jeunesse puisse avoir des opinions, des propositions (voir ici), que l’on partagera ou pas, et que finalement elle puisse ne pas penser comme vous.

samedi, novembre 14 2020

L’euthanasie de notre vie démocratique risque d’aboutir à la sédition

14 11 2020

Livre_hirsch_pandemie_2020.jpgJe crains désormais la logique délétère d’une obstination gouvernementale déraisonnable. Je l’interprète comme consécutive à une usure, certes bien compréhensive, inhérente à cette lutte menée entre soi contre un phénomène planétaire et sociétal sans précédent, à une détresse et peut-être une forme de sidération ou alors de panique.
Chaque jour, ceux qui dénoncent un suicide collectif ou une forme d’euthanasie économiquement assistée sont plus nombreux et mieux compris par les Français que ceux qui les gouvernent. Non seulement ils en appellent à une réanimation de la concertation politique, mais tout autant au droit d’assumer en toute responsabilité leur droit à vivre dignement leurs valeurs d’engagement. Ils les opposent au devoir de mourir dans l’acceptation de mesures dégradantes décrétées au nom d’un intérêt supérieur inavouable car injustifiable.
Notre démocratie risque de ne pas résister plus longtemps à une sédation politique qui ne laisserait plus comme droit et comme ultime liberté qu’une sédition populaire dont on sait qu’il est urgent et sage de comprendre comment l’éviter.

dimanche, novembre 1 2020

« La question de l'origine du SARS-CoV-2 se pose sérieusement »

1 11 2020

Dans les zoonoses, les hôtes intermédiaires se retrouvent généralement parmi les animaux d’élevage ou sauvages en contact avec les populations. Or, en dépit des recherches de virus dans les espèces animales vendues sur le marché de Wuhan, aucun virus intermédiaire entre RaTG13 et le SARS-CoV-2 n’a pu être identifié à ce jour. Tant que ce virus intermédiaire n’aura pas été identifié et son génome séquencé, la question de l’origine de SARS-CoV-2 restera non résolue. Car en l’absence d'éléments probants concernant le dernier intermédiaire animal avant la contamination humaine, certains auteurs suggèrent que ce virus pourrait avoir franchi la barrière d’espèce à la suite d'un accident de laboratoire ou être d’origine synthétique.
« Étudier l’origine de SARS-CoV-2 est une démarche scientifique qui ne peut être assimilée à une thèse complotiste. De plus, j’insiste sur le fait que, tant qu’on n’aura pas trouvé l’hôte intermédiaire, cette hypothèse d’un échappement accidentel ne peut être écartée par la communauté scientifique ».

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