Santé publique

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mardi, juillet 20 2021

La vaccination à l’épreuve des faits. 1ère partie : les chiffres de l’épidémie

20 07 2021

Alors qu’ils avaient explicitement promis aux Français qu’ils ne le feraient jamais, le président de la République, le Premier ministre, le ministre de la Santé et tout le gouvernement ne cessent d’appeler par tous les moyens à la vaccination intégrale de la population et ne cachent plus leur intention d’essayer de rendre cette vaccination obligatoire. Dans cette vaste opération, le pouvoir exécutif déploie toutes les ficelles du marketing et de la propagande. Il s’agit notamment 1) d’effrayer la population avec la circulation d’un nouveau « variant delta » semblant pourtant assez inoffensif (surtout en été), 2) de prétendre que la vaccination protège presque totalement (« 95% ») tant du risque d’infection que du risque de formes sévères de la maladie (et donc, au final, du risque de décès), 3) de faire accepter à la population les termes d’un chantage : vaccination ou reconfinement. Dans le même temps, la question des effets secondaires de la vaccination, quelle que soit leur gravité, semble tabou. L’ensemble de ces questions vont être abordées dans une mini-série que nous inaugurons sur les enjeux de la nouvelle vaccination.

lundi, juillet 19 2021

Extension du passe sanitaire aux enfants : des chercheurs et des professionnels de santé sonnent l’alerte

19 07 2021

Lundi 12 juillet, dans une allocution télévisée, l’obligation vaccinale vient d’être annoncée de facto par la généralisation du « pass sanitaire » pour les activités du quotidien. Un revirement de plus, qui s’ajoute à la cacophonie des contradictions qui s’accumulent depuis mars 2020, puisqu’encore en avril 2021, le président de la République assurait que « Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas ». La raison invoquée est l’échec d’une prétendue stratégie vaccinale fondée sur l’incitation. Il faudrait dès lors en passer par des mesures coercitives, impliquant un arsenal répressif pour les faire respecter. Le problème est qu’on décrète l’échec d’une stratégie... qui en réalité ne s’est jamais déployée...
Quant au projet de vacciner les enfants, il transgresse les principes fondamentaux de l’éthique en santé publique.

mercredi, juillet 14 2021

Macron enterre la santé publique

14 07 2021

Les annonces faites par le président de la République ce lundi 12 juillet contreviennent aux fondements de la santé publique. Inéthiques, inefficaces, elles vont renforcer les divisions dans la société alors que l'adhésion vaccinale repose sur le sens du collectif.
Extension du Pass Sanitaire, obligation vaccinale pour les soignants, tests PCR payants : l'essentiel des mesures annoncées pour garantir l'adhésion vaccinale en France passe par la contrainte. Les travaux en santé publique et les nombreuses expériences de terrain ont montré que la contrainte était le plus souvent contre-productive, notamment en matière d'adhésion vaccinale.

mardi, juillet 6 2021

Les effets des pesticides sur la santé

6 07 2021

Les pesticides regroupent l’ensemble des produits utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables et les organismes jugés nuisibles. Qu’il s’agisse de pesticides autorisés aujourd’hui ou utilisés par le passé (dont certains sont rémanents), ils suscitent des inquiétudes concernant leurs effets possibles sur la santé humaine et plus largement sur l’environnement. Afin de mieux apprécier leurs effets sanitaires, l’Inserm a été saisi en 2018 par cinq directions générales ministérielles en vue d’actualiser l’expertise collective intitulée « Pesticides : Effets sur la santé » publiée en 2013.
L’expertise aborde une vingtaine de pathologies dont les troubles du développement neuropsychologique et moteur de l’enfant, les troubles cognitifs et anxio-dépressifs de l’adulte, les maladies neurodégénératives, les cancers de l’enfant et de l’adulte, l’endométriose et les pathologies respiratoires ainsi que thyroïdiennes. Une dernière partie est consacrée à des pesticides ou familles de pesticides particuliers.

mardi, mai 11 2021

Origine du Coronavirus. Avons-nous ouvert la boite de Pandore à Wuhan ?

11 05 2021

Aux_origines_du_mal.jpgCe livre de Brice Perrier, journaliste indépendant, constitue une véritable enquête. Le hasard le voit sortir exactement au même moment que le très long article de Nicholas Wade, journaliste scientifique ayant travaillé pour Nature, Science et, pendant plusieurs décennies, pour le New York Times. Nous l’avons découvert grâce au compte twitter du virologue Etienne Decroly (directeur de recherche au CNRS) et avons décidé d’en publier la traduction française avec l’accord de l’auteur.
Ces deux publications constituent de véritables et remarquables enquêtes, comme on n’en lit plus dans les médias français dits « mainstream ». Ce journalisme d’investigation a en effet été remplacé au fil des ans par le simulacre d’enquête que constitue désormais le fact-checking, sorte de journalisme low-cost auquel nous consacrerons probablement un futur épisode de notre série tant il joue un rôle important dans la construction et la préservation de la doxa.

lundi, mai 10 2021

L’épidémie de coronavirus a probablement pour origine un accident de laboratoire

10 05 2021

Tandis que le monde entier a basculé en février-mars 2020 dans une panique sanitaire inédite à l’échelle de l’histoire de l’humanité, et alors que les mutations continues du nouveau coronavirus ne cessent de provoquer de nouveaux épisodes épidémiques que la science peine encore à comprendre, il est couramment admis que la cause première de la pandémie est une zoonose ordinaire, c’est-à-dire une maladie transmise inopinément à l’Homme par l’Animal. Une simple histoire de chauves-souris et de pangolins.
Or, tandis que la doxa l’a présentée durant toute l’année 2020 comme une « théorie complotiste », l’hypothèse de l’accident de laboratoire apparaît comme la plus probable pour expliquer l’origine de l’épidémie de SARS-CoV-2. En France, les alertes lancées par deux personnalités du monde médical et par un groupe de militants écologistes sont aujourd’hui prolongées par une équipe de virologues du CNRS.

lundi, avril 12 2021

L’espérance de vie a-t-elle réellement chuté de façon inédite en 2020 ?

12 04 2021

Si l'espérance de vie a bien reculé d'environ 4 mois en 2020 par rapport à 2019, il n'est pas scientifiquement acceptable de s'en tenir à ce constat pour développer des interprétations générales. Trois autres constats doivent être eux aussi pris en compte dans les raisonnements. Le premier est que cette baisse de la moyenne générale que constitue « l'espérance de vie » concerne uniquement les personnes âgées de plus de 60 ans, et surtout celles âgées de 77 à 95 ans. Le second est que cette baisse d'une année sur l'autre est à replacer dans une temporalité plus large qui indique que la baisse 2019-2020 n'a rien d'exceptionnelle. Enfin, le troisième constat est que l'alternance de ces années de hausse et de baisse de l'espérance de vie constitue un phénomène classique sur le plan épidémiologique.
Au passage, dans cet article on répond aussi à certains journalistes malveillants qui cherchent à empêcher le débat intellectuel.

vendredi, avril 2 2021

Comment l'industrie pharmaceutique s'enrichit sur le dos des Etats et de leurs citoyens

2 04 2021

La_sante_hors_de_prix.jpgLe Sovaldi est un médicament qui ouvre la voie à l’éradication mondiale de l’hépatite C, une maladie courante, et qui peut être mortelle sans traitement. Protégé par un brevet, il a été vendu à partir de 2014 à un prix exorbitant : alors que son coût de production représentait moins de 100 dollars par an et par personne, le laboratoire pharmaceutique qui le produit en demandait 84 000 dollars. En France, il fut introduit au prix de 41 000 euros la cure. C’est aussi la mesure de la puissance de l’industrie pharmaceutique et de ses lobbies.
Un tel prix, appliqué à l’ensemble des malades, venait mettre en péril le système de sécurité sociale français, et sa prescription a dû être restreinte aux cas les plus graves. L’impossibilité d’accès à certains médicaments, qui ne concernait que les « pays du Sud », touche aujourd’hui les pays dits « développés ».
Ce livre retrace les logiques qui conduisent à une telle situation, dont tout laisse présager la généralisation, à moins d’une remise en cause radicale de la politique du brevet exclusif et de la reprise en main, par les États, de la régulation du marché du médicament qui est alimenté par la ressource publique.

dimanche, mars 28 2021

Health Data Hub : Anticor saisit la justice

28 03 2021

Après le rapport Villani en 2018, le Président de la République a affirmé son souhait de faire de la santé l’un des secteurs prioritaires pour le développement de l’intelligence artificielle en France. C’est dans ce contexte qu’est né le projet « Health Data Hub», ayant pour objet la mise en œuvre d’une plateforme nationale de centralisation et d’exploitation des données de santé. Dans ce cadre, le public a été informé par voie de presse que l’entreprise MICROSOFT, et plus particulièrement son service de Cloud AZURE, avait déjà été sélectionnée pour assurer l’hébergement des données de santé.
Ce marché public a été attribué sans mise à concurrence. La CNAM a exprimé son désaccord sur cette solution, ainsi que le Sénat. Une centaine de chercheurs avait alerté l’opinion sur les enjeux de ce choix. Il s’agit d’un marché public particulièrement important tant de par son objet que de par son montant. C’est pourquoi l’association Anticor a décidé de saisir le Parquet national financier sur le volet non ministériel du dossier. Parallèlement, la Cour de justice de la République est saisie du volet ministériel.

vendredi, mars 26 2021

L’épidémie de Covid-19 a eu un impact relativement faible sur la mortalité en France

26 03 2021

Nous comparons la surmortalité de l’épidémie de Covid-19 aux autres épisodes habituels de surmortalité saisonnière (maladies infectieuses et canicules) et à leurs effets de moisson (« harvesting »). Ces estimations obligent à tenir compte de l’évolution de la structure de la population française marquée par un vieillissement et donc une augmentation tendancielle de la mortalité.
Les résultats indiquent que l’année 2020 n’a connu aucune surmortalité chez les personnes âgées de moins de 65 ans (qui représentent environ 80% de la population totale). Seuls les âges les plus avancés ont connu une surmortalité, cette dernière étant la plus forte après 80 ans. Au passage de l’épidémie de Covid-19, pour la population française dans son ensemble, les auteurs estiment à 3,66 %, l’excès par rapport à la mortalité attendue en 2020.

jeudi, mars 25 2021

Essais cliniques en France : la recherche publique reste assez opaque

25 03 2021

Dans un domaine aussi essentiel que celui des essais cliniques, la transparence est encore loin d’être une réalité concrète en France, alors même qu’il s’agit d’une obligation légale. C’est ce que démontre avec méthode le présent rapport de l’association TranspariMED, auquel Transparency International France et Mélanome France se sont associés. Cette étude rigoureuse révèle que les lacunes en matière de publication des principaux résultats des essais cliniques médicamenteux ne sont pas également réparties entre les acteurs publics et privés, que certains acteurs sont plus en avance que d’autres. Cela prouve que des marges de progrès existent. L’objectif de ce rapport n’est en effet pas de pratiquer un « name and shame » stérile, mais bien d’initier une prise de conscience des parties-prenantes, promoteurs d’essais cliniques, investigateurs, autorités de régulation (HAS, ANSM), centres de pharmacovigilance, enseignants-chercheurs. Cela permettra d’engager un dialogue constructif avec la société civile afin d’aboutir à plus de transparence.

dimanche, mars 21 2021

Reconfinement : j’accuse

21 03 2021

Le reconfinement aurait sans doute pu être évité, on avait tout ce qu’il fallait. Le traitement préventif du Covid existe, testé et efficace à plus de 90 %. Aucune étude ne le contredit. Il n’a pas été utilisé, car bloqué par certaines personnes qui se reconnaîtront, et qui auront sans doute un jour des comptes à rendre.
Les résultats de la première observation en EHPAD ont été présentés au comité REACTing à l’INSERM le 4 mai 2020. Une demande a été faite pour pouvoir faire une étude dans plusieurs Ehpads afin de vérifier cette efficacité, sous contrôle des autorités. Des fonds avaient été trouvés, et une grosse chaîne d’Ehpads, déjà fortement touchée par les décès, était partante. Refus de l’INSERM. On ne traite pas, on ne cherche pas à traiter, et les autorités à cette date étaient parfaitement au courant de cette opportunité. En 1 mois, on pouvait être fixé, on a refusé de savoir si cela marchait.

lundi, mars 15 2021

Les jeunes, premières victimes de la gestion de la crise sanitaire ?

15 03 2021

La gestion de la crise sanitaire fait peser des menaces considérables sur les enfants et les jeunes, sur leur santé, leur sécurité, leur bien-être, leur avenir et leurs droits. Les dernières données d’UNICEF révèlent, qu’un an après le début de cette crise, le constat est alarmant pour les enfants et les jeunes et rappelle l’urgence d’agir pour leurs droits :
Dans les pays en développement, la pauvreté des enfants devrait augmenter d'environ 15 %, soit 140 millions d'enfants supplémentaires dans ces pays vivent déjà dans des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Plus de 168 millions d'écoliers dans le monde sont victimes de la fermeture de leurs écoles depuis un an. Et au moins un écolier sur trois n'a pas pu accéder à l'enseignement à distance pendant la fermeture de son école.
Au moins 1 enfant et un jeune sur 7 a vécu sous le coup de mesures de maintien à domicile pendant la majeure partie de l'année 2020, entrainant des sentiments d'anxiété, de dépression et d'isolement. Alors qu’en parallèle, plus des deux tiers des services de santé mentale destinés aux enfants et aux adolescents avaient été perturbés (chiffres novembre 2020).

vendredi, mars 5 2021

Troubles psychiatriques à l'entrée en prison : un enjeu de santé publique

5 03 2021

Plutôt qu’interroger des personnes emprisonnées depuis un laps de temps variable, comme cela a été fait par le passé, nous nous sommes focalisés sur la santé mentale d’hommes et de femmes à leur arrivée en prison. Plus précisément, nous avons interrogé 653 personnes – sélectionnées au hasard dans huit maisons d’arrêt du Nord et du Pas-de-Calais – dans les 72 premières heures de leur incarcération, c’est-à-dire avant que le stress du quotidien pénitentiaire n’intervienne.
L’un des intérêts du protocole choisi est d’autoriser la confrontation, sur un territoire particulier, de données en population carcérale et en population générale, en s’appuyant sur la même méthodologie d’évaluation et en tenant compte de l’âge et du sexe. Cela nous nous a permis de constater la très nette surreprésentation des troubles psychiatriques, mais aussi des conduites addictives, parmi les personnes récemment incarcérées.

dimanche, février 28 2021

Les enfants, premières victimes de la pollution de l’air

28 02 2021

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de trois enfants sur quatre respirent un air toxique en France. Le problème est européen, voire mondial. En décembre, un tribunal britannique a pour la première fois fait le lien entre le décès d’une fillette de neuf ans à la suite d’une très grave crise d’asthme et son exposition à la pollution de l’air.
De quelle pollution s’agit-il ? « On parle surtout de la pollution de l’air en ville, où vivent 70 % des Français, explique à Reporterre Olivier Blond, directeur de l’association de lutte contre la pollution de l’air Respire, qui a participé au rapport de l’Unicef « Pour chaque enfant, un air pur. Les effets de la pollution de l’air en ville sur les enfants » publié en 2019. Les polluants sont émis par les transports mais aussi le chauffage, l’industrie... »

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