Livre_romain_pudal.gifL’État français ne donne pas aux pompiers les moyens d’être à la hauteur de ces enjeux : les effectifs ne sont pas suffisants, et ils doivent assumer de plus en plus d’interventions avec la fermeture de certains services publics. Ils ne peuvent régulièrement pas répondre à tous les appels. Récemment, un pompier m’a confié : « Pas plus tard que la semaine dernière, on a laissé brûler un pavillon à 200 mètres de la caserne. » Les victimes ne comprenaient pas, les pompiers étaient désolés, mais ils étaient tous en intervention, il n’y avait plus personne pour éteindre.
Les bouleversements écologiques croissants posent une question majeure : est-ce que le gouvernement décide de soutenir sérieusement les services publics, notamment les services d’incendie et de secours, de telle sorte qu’ils puissent faire face ? Pour l’instant, ce n’est pas le cas. En témoignent les urgences où, quand les pompiers débarquent à certaines heures, c’est le chaos : il y a des ambulances partout, des brancards qui débordent, des infirmières qui n’en peuvent plus.