Nous assistons à une nouvelle flambée d’instrumentalisation politique et médiatique du thème de l’insécurité, comme d’habitude à l’approche d’échéances électorales majeures. Il faut comprendre que, dans un pays de 67 millions d’habitants, il se produit tous les jours des milliers de délits. La plupart du temps, les médias nationaux n’en parlent pas. Et puis, par moments, ils décident de mettre la focale dessus. Il n’y a plus alors qu’à puiser dans le réservoir presque infini des faits divers et les mettre bout à bout pour donner l’illusion d’une tendance de la société.
Cette mort du policier en Avignon est instrumentalisée comme le sont d’autres faits divers. Les chaînes de télévision raffolent de ce spectacle fort en émotion et prennent un plaisir malsain à annoncer des catastrophes. Les politiciens jouent au grand concours de la plus forte expression d’indignation pour se faire bien voir de leurs éventuels électeurs. Tout ceci n’est ni sérieux ni moral.