Si nous étions dans une rationalité scientifique et médicale, des chercheurs employés dans le public et/ou le privé travailleraient pendant des années pour mettre au point un vaccin, seraient parfaitement transparents sur les produits et les processus de fabrication, le testeraient longuement et à très grande échelle, en conformité avec les règles de sécurité et en transparence sur les protocoles des essais cliniques réalisés, puis signeraient des contrats honnêtes avec des organismes de santé publique. Par la suite, des médecins le proposeraient à leurs patients au terme d’un examen minutieux de l’histoire médicale de chaque personne et d’une évaluation conjointe de la balance bénéfice/risque, parce que 1) chaque individu est différent, 2) certaines personnes doivent être considérées « à risque » au regard de leurs antécédents (cardiaques, neurologiques, allergiques, etc.) ou de leur situation présente (les femmes enceintes, les personnes malades ou en convalescence, prenant déjà d’autres traitements médicamenteux plus ou moins lourds, etc.), 3) sauf exceptions, toutes les personnes encore jeunes et en parfaite santé n’ont rien à redouter du coronavirus (elles sont asymptomatiques ou paucisymptomatiques en cas d’infection).